L’arrivée d’un « Club Privé » fait grand bruit à Messines !

L’affaire n’a pas fini de faire couler de l’encre et de la salive dans la région. Opportunité d’affaire pour l’un, risque d’atteinte à la sérénité de la plus petite ville de Belgique pour d’autres. Un nouveau « club privé » va s’installer à Messines et inquiète les autorités et les riverains. 

Voilà quelques années que le Six One a fermé ses portes sur l’angle de la place de Messines. Dans une ville touristique comme Messines, tout le monde voyait d’un bon œil le retour d’un café dans ces bâtiments. Il y a quelques semaines  des affiches «le 30» apparaissaient aux fenêtres. Jusque là rien d’alarmant sauf qu’il y a quelques jours un autre autocollant surplombe ces affiches avec l’inscription « club privé».

Il n’en fallait pas plus pour que la rumeur se mette en route et se confirme très rapidement. Le repreneur des lieux n’est autre que le célèbre Dodo La Saumure! Rapidement, un conseil extraordinaire s’est tenu en secret et un décret de police fut voté à l’unanimité fin février, ce dernier interdisant toute exploitation de ce genre dans rayon d’un kilomètre autour de la place et exigeant une autorisation d’exploitation pour ce qui est du reste du territoire messinois.

Dans un premier temps, l’homme d’affaire le prit de haut et laissa entendre qu’il braverait cette interdiction qui, quoi qu’il arrive ne lui coûterait «que» 350€ par infraction constatée. Aux dernières nouvelles, il aurait décidé d’appliquer son plan C : « Je pars pour le plan C: un bistro », dit-il en riant. « Et si des femmes du bar veulent monter avec un homme? Qui suis-je alors pour les arrêter? Vous ne pouvez pas ralentir l’amour libre. «  . La réaction du Bourgmestre est claire: « Je n’ai rien contre l’homme personnellement. Mais ouvrir une maison close sur la place du marché est vraiment une idée incompréhensible. Vous ne pouvez pas simplement venir ici et ouvrir un club de strip-tease. Je dois penser à mes résidents. « 
Dodo la Saumure dit aussi ne plus vouloir de querelles à 70 ans et craint d’être persécuté. Sandy Evrard, lui, ne veut pas que Dominique Alderweireld installe son futur bordel à Messines.« Nous espérions un café. Peut-être avons-nous été naïfs. » dit-il au journaliste du Nieuwsblad venu l’interviewer. « Je ne veux pas que mes 1 065 habitants deviennent malheureux ou agités. Parce qu’il vient troubler la paix ici. » ajoute-t-il par ailleurs.

À 70 ans, l’homme apparaît plus actif que jamais. Il n’est pas vraiment impressionné par le tumulte qui a provoqué son arrivée à Messines et quelque chose nous dit qu’on n’a pas fini d’en parler.

Par O.D.

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